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Luc Pommet

Works Exhibitions

Luc Pommet (*1998) vit et travaille à Paris et Clermont

Originaire de Reims, Luc Pommet débute sa formation artistique dans les salles du musée des Beaux‐Arts de Reims au contact des toiles de Corot. Après trois années de cours du soir (modèle vivant et peinture) au sein de l’École Supérieure d’Art et Design de Reims, il intègre la classe préparatoire de l’École Supérieure des Beaux‐Arts de Lyon. L’année 2017 marque son entrée à l’École Nationale Supérieure des Beaux‐Arts de Paris. Au sein de l’atelier de François Boisrond puis de Mimosa Echard, il développe une pratique essentiellement picturale. Sa scolarité est ponctuée de quelques projets extérieurs, le plus important étant la réalisation du décor et des lumières pour le programme Tous les Matins du Monde de La Chapelle Harmonique, dirigée par Valentin Tournet. Luc Pommet obtient le Diplôme National Supérieur d’Arts Plastiques le 1er juin 2022. Son travail est exposé depuis dans différentes galeries établies à Paris, et est entré dans des collections privées françaises, suisses et américaines.

“ Comme de nombreux jeunes artistes, Luc Pommet a commencé à peindre en fondant amplement ses toiles sur des photographies numériques, brossant des portraits de ses proches, des détails d’architecture ou des paysages. Pendant le premier confinement, confronté à la présence immédiate de la forêt, il engage un tournant majeur dans sa pratique. Les visages et les architectures disparaissent, au profit de formes végétales, dont les modèles originels sont issus de collectes réelles et non de photographies. Les procédés changent, eux aussi : la peinture demeure une pratique d’atelier, mais aux stratifications multiples. À l’inverse de ses premières toiles, aux surfaces sèches et légères, il préfère désormais un travail par couches, comme autant de décantations possibles du motif choisi, prenant appui sur de longues préparations au carbonate de calcium et aux colles acryliques. Il utilise, outre la peinture à l’huile, des vernis particulièrement denses qui craquellent, laissant entrevoir l’épaisseur des sédimentations, et il ne craint pas de saupoudrer ses surfaces de microbilles de verre, créant dans les rais de lumière de rares iridescences. Il multiplie les complexités de lecture, travaille tantôt par réserve, tantôt par frottements successifs, imaginant des glacis sirupeux tout à faitinexprimables par la photographie. Pour mieux saisir ses toiles, il faut se révéler attentif, disponible, patient. Il faut, comme lui, accepter que la peinture devienne
acte de méditation face à l’objet choisi, qu’il s’agisse d’une souche d’arbre, d’une fleur de figuier séchée ou des branches d’un aulne. Alors, sans doute, la rencontre est‐elle possible, si tant est que l’on accepte que son oeil butine un peu entre les strates ”

Camille Paulhan

  • Luc Pommet

    Luc Pommet, Rosier, Encaustique, végétaux, encre et papier sur bois, 20 × 15 cm, 2024

  • Luc Pommet

    Luc Pommet, Flaque, Huile sur toile, 100 × 70 cm, 2023

  • Luc Pommet

    Luc Pommet, Limbe, Caseine et acrylique sur microbille de verre sur toile, 50 × 40 cm, 2024

  • Luc Pommet

    Luc Pommet, Reflet, Caséine et acrylique sur microbille de verre sur toile, 50 × 40 cm, 2024

  • Luc Pommet

    Luc Pommet, Ronce, Caséine et acrylique sur microbille de verre sur toile, 50 × 40 cm, 2024

  • Luc Pommet

    Luc Pommet, Ondes, Encaustique sur bois, 30 × 20 cm, 2024

  • Luc Pommet

    Luc Pommet, Suspension, Encaustique sur bois, 30 × 20 cm, 2024

  • Luc Pommet

    Luc Pommet, Emmergence, Encaustique sur bois, 20 × 30 cm, 2024